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19 décembre 2011

Position de l'IDU Québec concernant le budget 2012 de la Ville de Québec

À la suite de dépôt du budget 2012 de la Ville de Québec, l'Institut de développement urbain du Québec (IDU Québec) salue d'abord les efforts de rationalisation des dépenses administratives de la Ville de Québec, mais déplore toutefois que le fardeau fiscal des propriétaires et gestionnaires en immobilier non-résidentiel continue à augmenter plus rapidement que celui du secteur résidentiel.

La privatisation des services et l'abolition de postes au sein de l'administration municipale nous rassurent quant à la volonté de l'administration municipale de diminuer ses dépenses. Malheureusement, ces efforts de rationalisation ne se traduisent pas en baisse équivalente du fardeau fiscal des propriétaires immobiliers de la ville, ce que l'IDU Québec déplore.

En effet, « la hausse continue du fardeau fiscal des propriétaires immobiliers des secteurs du bureau, du commerce et de l'industrie se répercute invariablement sur les dépenses de tous les entrepreneurs de la ville, diminuant d'autant leur capacité d'investir soit dans l'innovation, soit dans l'embauche de nouveau personnel », précise M. Luc Lévesque, président du conseil régional de Québec (CRQ) pour l'IDU Québec. Ces hausses peuvent également se répercuter sur les prix des biens et services que ces entreprises offrent à leurs clientèles.

Le budget 2012 de la Ville de Québec prévoit une hausse de 3,4 % de l'effort fiscal du non-résidentiel, soit de 1 point supérieur à l'inflation, alors que l'effort fiscal dans le secteur résidentiel sera de 2,4 %, celui-ci correspondant au taux d'inflation, ce qui contribue à augmenter le transfert du fardeau fiscal du résidentiel vers le non-résidentiel. L'augmentation des frais fixes d'exploitation des propriétaires et gestionnaires immobiliers diminue également leur capacité financière à réaliser des améliorations locatives à leurs immeubles et de se doter des moyens nécessaires au développement de nouveaux projets immobiliers de qualité supérieure. Ce qu'il faut comprendre, explique le président du CRQ de l'IDU Québec, c'est que malgré le faible coût des loyers dans le secteur commercial à Québec, soit le plus bas au Canada, le contexte économique actuel ne permet pas une augmentation de ces loyers. Ainsi, entre la hausse du fardeau fiscal et le bas coût des loyers, il sera difficile pour les propriétaires et gestionnaires en immobilier commercial de tirer leur épingle du jeu, d'innover et de favoriser le développement de ce secteur.

À terme, l'impact de cette hausse risque de se répercuter non seulement sur la qualité du parc immobilier de Québec, mais également sur la valeur de ce parc et par conséquent, sur la capacité de taxer de la Ville de Québec.

L'IDU Québec souhaite ardemment que la hausse du fardeau fiscal de ses membres ne nuise pas à leur capacité de réaliser de nouveaux investissements immobiliers importants dans l'année à venir, ni ne viendra grever encore plus la capacité de leurs locataires, des entrepreneurs et des commerces de Québec, de développer leurs marchés, leurs produits et leurs services. Une vigilance à cet égard sera absolument essentielle de la part de la Ville de Québec dans les prochaines années afin d'assurer la continuité de cet élan économique qui soulève la région.


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